Die Puppe

Die Puppe © Ernst Lubitsch

Die Puppe © Ernst Lubitsch

 

Distribution

 

Shao-Wei Chou, flûte

Annelise Clément, clarinette

Médéric Debacq, basson

Matthias Champon, trompette

Lucie Delmas et Maxime Echardour, percussions

Thomas Keck, guitare électrique,

Marie Andrée Joerger, Accordéon

Simon Milone, violon

Rémi Magnan, contrebasse

 

Sébastien Boin, direction musicale

DIE PUPPE

Ciné-concert sur le film Die Puppe (1919) d'Ernst Lubitsch, accompagné d'une musique spécialement conçue par le compositeur Martin Smolka

 

Festival Musique sur Ciel | Andillac (81) - Château-Musée du Cayla

 

TOUT PUBLIC
Dimanche 22 Juillet 2019 à 20h30

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SMOLKA Martin (1959)

Die Puppenkavalier (2010) | ensemble instrumental (10 musiciens) | 64'

 

 

Die Puppe (1919) est un chef-d’œuvre d’Ernst Lubitsch pour lequel le tchèque Martin Smolka composa en 2010 son Puppenkavalier. Le musicien, auteur de plusieurs partitions pour le cinéma, y témoigne de l’émerveillement suscité par ce film, dont la magie burlesque doit beaucoup au talent d’Ossi Oswalda, comédienne star du muet (elle ne tourna que deux films parlants), en charge ici d’un rôle virtuose.

 

Le scénario co-écrit par Ernst Lubitsch et Hanns Kräly (à qui le premier doit d’avoir rencontré Oswalda) est une adaptation d’un opéra-comique français d’Edmond Audran (La Poupée, 1896) dont le livret, signé Maurice Ordonneau et tôt traduit en allemand, s’abreuve lui-même à des sources germaniques – Der Sandmann (L’Homme au Sable) de E.T.A. Hoffmann, qui inspirera également à Jules Barbier le livret du premier acte des Contes d’Hoffmann d’Offenbach.

 

Die Puppe met en scène l’histoire de Lancelot qui, enjoint à se marier par son oncle mais effrayé par les femmes, court se réfugier dans un monastère. Mais les moines apprennent le montant de la dot : 300.000 marks. Cupides, ils exhortent Lancelot à donner le change en épousant une marionnette. Le falot jeune homme se précipite alors chez le marionnettiste Hilarius. Ce dernier lui propose l’automate qu’il vient justement de fabriquer à l’effigie de sa fille Ossi… sans réaliser que le jouet, cassé par son assistant, a été remplacé par la véritable Ossi. C’est donc avec une jeune fille mimant un automate que Lancelot repart de la boutique…

 

Le film regorge de trouvailles comiques, poétiques et filmiques flirtant parfois avec le surréalisme. Il sera d’ailleurs considéré par Lubitsch comme l’un « des plus imaginatifs » qu’il ait jamais réalisés. Son inventivité, sa tendresse comme la place qu’il laisse au son et à la musique ne pouvaient qu’inspirer un compositeur comme Smolka, dans un effectif de chambre original juxtaposant des instruments « classiques » à la guitare électrique ou à l’accordéon.

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