Démocratie

Mercredi 3 Octobre 2018 | 12h

Parvis de l'Opéra de Marseille

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Distribution

 

Claudio Bettinelli : Grosse Caisse

8 percussionnistes issus de la classe du conservatoire d'Aix-en-Provence

Sébastien Boin : direction artistique

 

DÉMOCRATIE

 

Une édition explosive de Sirènes et midi net !

 

Une grosse caisse solo, huit musiciens munis chacun d’un fouet en bois, d’une sirène à bouche et de pétards à mains pour mettre en musique les vers d’Arthur Rimbaud.

Un vent de liberté sur le parvis de l’Opéra...

 

Sur un poème d’Arthur Rimbaud extrait des Illuminations
Composition : Frédéric Pattar
Direction musicale : Sébastien Boin
Mise en espace : Pablo Volo
Interprétation : Ensemble C Barré

 

PATTAR Frédéric (1969)

Démocratie | Grosse caisse, 8 percussionnistes et chef récitant | 8' | Création mondiale

 

Démocratie
Arthur Rimbaud, Les Illuminations

 

« Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.
« Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.
« Aux pays poivrés et détrempés ! - au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.
« Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »

 

Note d’intention de Frédéric Pattar

 

« Lorsque Sébastien Boin m’a proposé d’écrire quelque chose pour Sirènes et midi net, ce texte de Rimbaud, Démocratie, m’est revenu en mémoire et s’est imposé à moi comme une évidence indémontrable. La fonction de la sirène urbaine, outre la puissance sonore qu’elle déploie, annonce une catastrophe imminente, c’est une association qui va de soi. Mais ce n’est pas tout à fait de ce type de danger dont parle Rimbaud dans Démocratie. Le poète cite les paroles violentes de ce qui semble être un groupe armé. L’emploi des guillemets sur l’ensemble de ce poème ne laisse aucun doute sur cette mise à distance. Par le titre, qui peut sembler énigmatique, on peut très bien imaginer que les mercenaires qui s’expriment ici sont le bras armé, brutal et sanguinaire d’une démocratie...

Même si j’ai voulu ce moment musical, dérisoire et ludique, il n’en évoque pas moins un effroi vis à vis d’une possible dérive de notre démocratie, telle qu’elle existe aujourd’hui. »

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