SKY & DECAYING SINUSOIDS

2014

Solo et électronique
contrebasse

DURÉE • 10 minutes

ÉDITEUR •  Édité par le compositeur

COMMANDE • Festival d'Art Lyrique d'Aix-en-Provence et gmem-CNCM-marseille

CRÉATION • le 12 juillet 2014 au Festival d'Art Lyrique d'Aix-en-Provence, Hôtel Maynier d'Oppède, Aix-en-Provence, par Florentin Ginot (contrebasse) et Charles Bascou (assistant musical).

Co-Commande musicale 2014 du Festival d'art lyrique d'Aix en Provence et du gmem-CNCM-Marseille

Une sinusoïde amortie (en anglais decaying sinusoid, ou damped sine wave) est une sinusoïde dont les oscillations décroissent au cours du temps. Il s’agit d’une fonction qui est utilisée pour modéliser plusieurs phénomènes.
Néanmoins il n’y a pas eu d’emploi scientifique de cette fonction dans mon travail compositionnel: c’est seulement l’association poétique entre un mot/symbole très concret et «naturel», et un mot/symbole totalement abstrait et «artificiel» qui donne sa raison d’être au titre de la pièce.
Je continue ici mon travail autour d’une série de pièces pour instrument solo et électronique: ces pièces ont en commun le désir de ré-inventer (depuis son étymologie latine de ‘trouver’) un instrument acoustique, dans un «endroit» totalement inattendu. Ce qui a pour effet de mettre l’écoute dans une position d’incrédulité et de remise à zéro de ses parti-pris par rapport à l’instrument en question.

Cet endroit artificiel où cet effet peut prendre corps est bien le non humain, le synthétique, la zone limite entre la crédibilité du physique (de l’instrument et de l’instrumentiste sur scène), et l’incrédulité générée par des dis/torsions de nos attentes implicites.
Il y a une violence sémantique par rapport aux codes perceptifs de l’écoute qui m’attire de plus en plus, et qui est aussi au centre de cette pièce.
Elle est d’ailleurs encore plus «électronique» que les précédentes : sa partie non instrumentale étant entièrement composée de sons de synthèse qui déplacent l’instrumental le plus loin possible de sa «compréhensibilité» physique.

 
Francesca Verunelli