MIND BREATHS

2014

Ensemble instrumental [12 musiciens]
Clarinette contrebasse, saxophone, trompette, percussions, accordéon, Fender Rhodes, cymbalum, mandoline, guitare sèche/guitare électrique, harpe, violoncelle et contrebasse

TEXTE • D'après un poème de Lisa Samuels

DURÉE • 18 minutes

ÉDITEUR •  Édité par le compositeur

COMMANDE • Commande du gmem-CNCM-marseille

CRÉATION • le 31 juillet 2014 au Festival de Chaillol, Église du Hameau, Chaillol (05), par l’Ensemble C Barré, direction Sébastien Boin

Dans Mind breaths, il est question de souffle, chose qui pourrait sembler paradoxale dans un concert qui porte sur les musiques mécaniques. Pourtant je souhaitais faire en sorte que le discours musical se déploie comme une machinerie qui semblerait presque être vivante. Tout au long de la composition, je me suis interrogé sur les interstices parfois étroits qui peuvent séparer les machines des êtres vivants "animés", et c'est bien le souffle qui pourrait produire le plus fortement l'illusion du vivant. Ainsi Mind breaths débute dans l'extrême grave, par un lent balancement entre deux notes, sol et la, mouvement d’onde déployé tout le long de l'oeuvre, pour finir par une note suraiguë tenue longuement par la contrebasse, entêtante à l'instar d'un électrocardiogramme ne recevant plus de signal.

Le souffle de l'esprit est précisément ce qui manque à une machine. Notons que l'étymologie nous enseigne qu'un animal est défini  comme un être qui possède une "anima", c'est-à-dire un souffle, et par extension une âme.